Factures
Calendrier facture électronique 2026 et 2027 : les 11 dates clés pour être en conformité
7 millions d'entreprises françaises doivent être en capacité de recevoir une facture électronique au plus tard le 1er septembre 2026. La réforme n'est plus un chantier futur : selon la DGFiP, plus de 100 plateformes agréées sont déjà immatriculées et 500 000 entreprises ont activé leur adresse de réception au 16 janvier 2026. Si vous cherchez le calendrier officiel de la facture électronique, vous êtes au bon endroit.


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7 millions d'entreprises françaises doivent être en capacité de recevoir une facture électronique au plus tard le 1er septembre 2026. La réforme n'est plus un chantier futur : selon la DGFiP, plus de 100 plateformes agréées sont déjà immatriculées et 500 000 entreprises ont activé leur adresse de réception au 16 janvier 2026. Si vous cherchez le calendrier officiel de la facture électronique, vous êtes au bon endroit.
Cet article recense les 11 dates clés qui structurent le déploiement de la réforme, de l'abandon du PPF en 2024 à l'émission universelle au 1er septembre 2027. Chaque palier est rattaché à son texte légal (loi de finances 2024, articles 289 bis et 1737 du Code général des impôts), avec une checklist opérationnelle pour préparer les 6 mois qui restent. Pour une vue d'ensemble du dispositif, vous pouvez aussi consulter notre guide complet de la réforme 2026.
L'essentiel à retenir
1er septembre 2026 : date charnière unique. Obligation de réception universelle pour toutes les entreprises assujetties à la TVA, et obligation d'émission pour les grandes entreprises (GE) et entreprises de taille intermédiaire (ETI).
1er septembre 2027 : obligation d'émission étendue aux PME, TPE et micro-entreprises. Aucune entreprise française ne peut plus émettre de facture papier en B2B domestique après cette date.
Le PPF (Portail Public de Facturation) a été abandonné le 15 octobre 2024 comme plateforme d'émission et de réception. Toutes les entreprises doivent obligatoirement passer par une plateforme agréée (PA) privée ou par un opérateur de dématérialisation (OD) adossé à une PA.
Sanctions officielles (article 1737 du CGI) : 15 euros par facture non conforme, plafonnés à 15 000 euros par an et par entreprise. Mais le vrai risque est l'exclusion de fait du circuit commercial B2B, pas l'amende.
Les 3 dates clés à retenir avant tout
Si vous ne deviez mémoriser que trois dates, ce seraient celles-ci. Elles suffisent à cadrer 95 % de la réforme pour une PME française.
Date | Obligation | Entreprises concernées |
|---|---|---|
1er septembre 2026 | Réception universelle obligatoire | Toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France (environ 7 millions) |
1er septembre 2026 | Émission obligatoire en B2B domestique | GE (plus de 5 000 salariés OU plus de 1,5 Md euros de CA) et ETI (250 à 5 000 salariés) |
1er septembre 2027 | Émission obligatoire en B2B domestique | PME, TPE et micro-entreprises (moins de 250 salariés, CA sous 50 M euros) |
Ces deux paliers sont fixés par l'article 91 de la loi n.2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024. Un décret d'application peut décaler le premier palier, mais pas au-delà du 1er décembre 2026. Aucun débat parlementaire sérieux ne vise à reporter l'échéance principale : le rapport du Sénat n.139 sur le PLF 2026 confirme que le calendrier sera tenu.
Timeline complète en 11 dates : du PPF abandonné à l'émission universelle
Cette frise chronologique couvre les 11 jalons officiels qui structurent le déploiement de la réforme, depuis la rupture d'octobre 2024 jusqu'à l'horizon septembre 2027.
1. 15 octobre 2024 : abandon du PPF comme plateforme d'émission et de réception
Prévue initialement comme une plateforme publique universelle et gratuite, la solution PPF (Portail Public de Facturation) a été officiellement abandonnée dans son rôle de plateforme d'émission et de réception. Le communiqué du ministère de l'Économie du 15 octobre 2024 a confirmé la rupture : le PPF conserve uniquement deux rôles résiduels, annuaire central des adresses de réception et concentrateur technique de l'e-reporting vers la DGFiP.
Conséquence directe : toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent obligatoirement passer par une plateforme agréée privée (PA) ou par un opérateur de dématérialisation adossé à une PA. Il n'existe plus d'offre publique gratuite pour émettre ou recevoir ses factures B2B.
2. Courant 2025 : renommage des PDP en "plateformes agréées" (PA)
La terminologie officielle a changé. On ne parle plus de "plateforme de dématérialisation partenaire" (PDP) mais de plateforme agréée (PA). Le règlement d'usage de la marque "plateforme agréée" est publié par la DGFiP en 2025 et consacré par la loi de finances 2026. Si vous lisez encore "PDP" dans un article ou sur le site d'un éditeur, c'est un signal de contenu non mis à jour.
Les PA sont les seules entités habilitées par la DGFiP à transmettre des factures électroniques entre entreprises et vers l'administration fiscale. Elles doivent respecter un cahier des charges technique strict, avec audits ISO 27001, SSAE 18 et certification SecNumCloud pour les plus exigeantes.
3. 16 janvier 2026 : publication de la liste officielle des PA immatriculées
La DGFiP a publié sa première liste officielle de plus de 100 plateformes agréées immatriculées, avec une mise à jour continue sur la page dédiée d'impots.gouv.fr. La liste distingue les PA définitivement immatriculées des PA immatriculées sous réserve (audit en cours de finalisation).
À la même date, 500 000 entreprises avaient déjà déclaré une adresse de réception, soit environ 7 % du périmètre total. Le signal est clair : la réforme n'est pas un chantier théorique, elle se déploie.
4. Février à août 2026 : phase de raccordement intensif
Pour la majorité des entreprises, c'est la fenêtre critique de raccordement. Six mois pour auditer son ERP, choisir une PA ou un OD, contractualiser, paramétrer les flux, former les équipes, et tester avec quelques fournisseurs pilotes avant la bascule du 1er septembre. La DGFiP recommande explicitement de ne pas attendre août pour s'y mettre : le goulot d'étranglement sur les éditeurs et intégrateurs va se durcir à mesure que l'échéance approche.
5. 1er septembre 2026 : réception universelle obligatoire
C'est la date la plus importante de toute la réforme. Toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France, sans exception de taille, de secteur ou de régime fiscal, doivent être techniquement capables de recevoir une facture électronique via une plateforme agréée.
Autrement dit : vos fournisseurs GE et ETI vont commencer à vous émettre des factures au format électronique structuré (Factur-X, UBL ou CII), et vous devez pouvoir les réceptionner, les interpréter et retourner les 36 statuts officiels DGFiP qui jalonnent le cycle de vie de la facture. Pas de possibilité de refuser le format électronique sous prétexte de non-préparation.
6. 1er septembre 2026 : émission obligatoire pour les GE et ETI
Le même jour, les grandes entreprises (plus de 5 000 salariés ou plus de 1,5 Md euros de chiffre d'affaires avec un bilan supérieur à 2 Md euros) et les entreprises de taille intermédiaire (de 250 à 5 000 salariés) doivent émettre 100 % de leurs factures B2B domestiques au format électronique structuré, via une PA. Plus aucune facture papier ni PDF simple ne peut être émise vers un autre assujetti français.
Les factures adressées à des clients B2C ou à des clients étrangers basculent vers le régime d'e-reporting, que nous détaillons plus bas.
7. Au plus tard le 1er décembre 2026 : clause de sauvegarde
La loi de finances 2024 prévoit une fenêtre de tolérance par décret pour le premier palier. L'administration peut décaler l'entrée en vigueur de l'obligation de réception et d'émission GE et ETI jusqu'au 1er décembre 2026 en cas de difficulté opérationnelle avérée. Aucun signal concret ne laisse entendre que cette clause sera activée au 23 avril 2026, mais elle existe et peut s'appliquer à des sous-populations (par exemple, retard constaté sur certains éditeurs comptables).
8. Janvier à juin 2027 : généralisation pour les PME
Sur les 12 mois qui suivent le premier palier, les PME (10 à 250 salariés, CA inférieur à 50 M euros) ont l'obligation de contractualiser avec une PA ou un OD et de préparer leur cycle d'émission. La DGFiP recommande de ne pas attendre septembre 2027 : beaucoup de PME choisiront d'anticiper pour harmoniser leur flux de réception (obligatoire depuis 2026) et d'émission (obligatoire en 2027).
9. 1er septembre 2027 : émission obligatoire pour les PME, TPE et micro-entreprises
Date limite pour toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA, y compris micro-entreprises et auto-entrepreneurs en franchise de base (article 293 B du CGI). Contrairement à une idée reçue, le régime de franchise TVA n'exonère pas de l'obligation d'émission électronique : la mention "TVA non applicable, article 293 B du CGI" continue d'apparaître sur la facture, mais celle-ci doit être émise au format structuré via une PA ou un OD.
10. 2027 et au-delà : stabilisation opérationnelle et évolution du périmètre
Une fois la généralisation effective, la DGFiP travaillera à l'extension progressive du dispositif : intégration renforcée avec Chorus Pro (B2G), alignement avec le standard européen Peppol, possibles extensions au secteur public local. Le rapport du Sénat (L25-139-314) chiffre les gains de productivité attendus à 4,5 milliards d'euros sur 1,5 million de PME, cumulés sur plusieurs années.
11. 2030 (horizon) : convergence européenne ViDA
Le projet européen VAT in the Digital Age (ViDA) prévoit une harmonisation des obligations de facturation électronique B2B intra-communautaires à horizon 2030 à 2032. La France est l'un des premiers États membres à déployer une réforme de cette ampleur : les choix d'aujourd'hui (format Factur-X, obligation e-reporting, rôle des PA) influeront sur le modèle européen cible.
Votre checklist selon la taille de votre entreprise
Pour trancher rapidement sur vos obligations, repérez votre ligne dans le tableau ci-dessous. Les seuils sont ceux de la LME (article 51) repris par la loi de finances 2024.
Catégorie | Seuils | Réception obligatoire | Émission obligatoire |
|---|---|---|---|
Grande entreprise (GE) | plus de 5 000 salariés OU (plus de 1,5 Md euros de CA ET plus de 2 Md euros de bilan) | 1er septembre 2026 | 1er septembre 2026 |
Entreprise de taille intermédiaire (ETI) | 250 à 5 000 salariés | 1er septembre 2026 | 1er septembre 2026 |
PME | 10 à 250 salariés, CA inférieur à 50 M euros ou bilan inférieur à 43 M euros | 1er septembre 2026 | 1er septembre 2027 |
TPE | Moins de 10 salariés, CA inférieur à 2 M euros | 1er septembre 2026 | 1er septembre 2027 |
Micro-entreprise / auto-entrepreneur | Régime franchise 293 B CGI | 1er septembre 2026 | 1er septembre 2027 |
Retenez le point clé : la date de réception est universelle et unique (1er septembre 2026). Quelle que soit la taille de votre entreprise, si vous êtes assujetti TVA en France, vous devez pouvoir recevoir une facture électronique à cette date.
Cas particuliers : auto-entrepreneurs, franchise TVA, DOM-TOM, entreprises étrangères
Plusieurs situations méritent une clarification spécifique. Ce sont celles qui génèrent le plus de confusion dans les articles généralistes.
Auto-entrepreneurs et micro-entreprises en franchise TVA
Contrairement à une information largement répandue, les micro-entreprises en franchise de base TVA (article 293 B du CGI) ne sont pas exonérées de l'obligation d'émission en septembre 2027. La franchise porte sur la TVA, pas sur la forme des factures. Concrètement, un auto-entrepreneur devra :
Choisir une PA ou un OD à partir de la liste immatriculée.
Émettre ses factures au format structuré Factur-X, UBL ou CII.
Conserver la mention "TVA non applicable, article 293 B du CGI" sur la facture.
DOM et COM : périmètre à distinguer
La réforme s'applique à la France métropolitaine et aux DOM (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Mayotte). Les COM (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin) sont exclues du dispositif, car elles ne sont pas dans le champ territorial de la TVA française. Pour les groupes multi-établissements retail ou CHR, cela couvre environ 99 % du périmètre opérationnel.
Entreprises étrangères sans établissement stable en France
Les entreprises étrangères qui opèrent avec des clients français sans avoir d'établissement stable (ES) en France sont soumises à une obligation spécifique : e-reporting uniquement, pas d'e-invoicing. Elles transmettent à la DGFiP les mêmes données qu'une facture électronique standard, avec leur numéro de TVA intracommunautaire en lieu et place du SIREN. La fiche Service-Public F31190 détaille le régime applicable.
E-reporting : le deuxième pan oublié de la réforme
La réforme facture électronique ne se limite pas à l'e-invoicing B2B domestique. Elle impose également un régime d'e-reporting pour deux types d'opérations :
E-reporting B2C : les ventes aux particuliers, qui ne sont pas soumises à l'e-invoicing, doivent transmettre leurs données de transaction à la DGFiP via une PA. Même calendrier que l'émission (1er septembre 2026 pour GE et ETI, 1er septembre 2027 pour PME et TPE).
E-reporting international : les opérations avec des clients ou fournisseurs étrangers (import, export intra-UE, extra-UE) doivent également faire l'objet d'un e-reporting, avec les mêmes échéances.
La fréquence de transmission dépend du régime TVA : mensuelle pour les régimes standards (au plus tard le 25 ou le 30 du mois suivant), bimestrielle pour la franchise en base et le réel simplifié d'imposition (RSI). L'objectif affiché par la DGFiP est de pré-remplir les déclarations de TVA à moyen terme et de renforcer la lutte contre la fraude. L'Italie, avec son Sistema di Interscambio, a documenté une réduction de 25 % de la fraude TVA en 5 ans, benchmark souvent cité pour justifier l'effort administratif français.
Comment se préparer : la checklist 6 mois avant le 1er septembre 2026
Voici un plan d'action opérationnel, calibré sur les 6 mois qui précèdent la bascule. C'est le point qui manque systématiquement aux republications du calendrier sur les sites institutionnels : pas seulement des dates, mais un plan.
Échéance | Action | Livrable attendu |
|---|---|---|
J-180 (6 mois avant) | Auditer l'ERP et la chaîne de facturation existante. Identifier le format actuel (papier, PDF, EDI) et le volume mensuel. | Cartographie des flux, note de scoping |
J-150 | Établir une short-list de 3 plateformes agréées ou opérateurs de dématérialisation selon 4 critères : coût, interopérabilité Factur-X / UBL / CII, compatibilité Peppol, sécurité (ISO 27001 / SecNumCloud). | Comparatif et demandes de devis |
J-120 | Valider le choix PA ou OD et contractualiser. Vérifier que la PA partenaire est bien immatriculée DGFiP. | Contrat signé, paramétrage initial |
J-90 | Tests pilotes avec 2 ou 3 fournisseurs volontaires. Flux de réception et restitution des statuts officiels. Cross-check avec le format Factur-X, UBL ou XML choisi. | Tests techniques OK, logs validés |
J-60 | Former les équipes compta, ADV et achats. Publier la procédure interne "réception facture électronique". | Formation délivrée, procédure diffusée |
J-30 | Bascule progressive : 30 % des fournisseurs, puis 60 %, puis 100 %. Conserver un flux papier de secours pour les retardataires. | Suivi bascule, incident log |
J-0 | 1er septembre 2026 : réception universelle opérationnelle. Tous les flux entrants doivent transiter par la PA. | Conformité effective |
Pour approfondir chaque étape, vous pouvez vous appuyer sur notre fiche sur le cadre légal de la facture électronique, qui détaille les obligations de forme et d'archivage.
Sanctions en cas de non-conformité
L'article 1737 du Code général des impôts encadre les sanctions applicables à partir du 1er septembre 2026 (ou au plus tard le 1er décembre 2026 si la clause de sauvegarde est activée) :
15 euros par facture non conforme, plafonnés à 15 000 euros par an et par entreprise (paragraphe III de l'article 1737).
15 euros par facture mise à la charge d'une plateforme défaillante, plafonnés à 45 000 euros par an et par plateforme (paragraphe IV).
Mise en garde importante : plusieurs sources tierces citent des montants plus élevés (50 euros par facture, 500 euros par transmission). Ces valeurs circulent sur la base de projets de loi de finances 2026 qui n'ont pas été adoptés. Les chiffres en vigueur au 23 avril 2026 sont ceux de l'article 1737 CGI dans sa version consolidée 2026. Ce n'est pas le montant de l'amende qui constitue le vrai risque, c'est l'exclusion de fait du circuit commercial B2B : une entreprise incapable de recevoir ou d'émettre des factures électroniques sort mécaniquement des appels d'offres et des catalogues fournisseurs de ses clients GE et ETI.
FAQ : les questions les plus fréquentes sur le calendrier
Quelle est la date exacte d'entrée en vigueur de la facture électronique obligatoire ?
La date charnière est le 1er septembre 2026. À cette date, toutes les entreprises assujetties à la TVA en France doivent être en capacité de recevoir une facture électronique. Les grandes entreprises et ETI doivent aussi émettre en format électronique. Les PME, TPE et micro-entreprises ont jusqu'au 1er septembre 2027 pour démarrer leur émission.
Qui est concerné par la réforme en 2026 ?
Toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA, soit environ 7 millions d'entités. Aucune exception de taille, de secteur ni de régime fiscal n'est prévue pour l'obligation de réception. L'obligation d'émission est palière : GE et ETI en 2026, PME, TPE et micro en 2027.
Les auto-entrepreneurs et micro-entreprises en franchise TVA sont-ils concernés ?
Oui. Le régime de franchise en base de TVA (article 293 B du CGI) n'exonère pas de l'obligation d'émettre des factures électroniques à partir du 1er septembre 2027. La mention "TVA non applicable" reste obligatoire sur la facture, mais celle-ci doit être transmise au format structuré via une PA ou un OD.
Que devient le PPF (Portail Public de Facturation) ?
Le PPF a été abandonné le 15 octobre 2024 dans son rôle de plateforme d'émission et de réception. Il ne joue plus que deux rôles résiduels : annuaire central des adresses de réception et concentrateur technique de l'e-reporting vers la DGFiP. Il n'y a donc plus d'offre publique gratuite pour émettre ou recevoir ses factures.
Quelles sanctions en cas de non-conformité au 1er septembre 2026 ?
L'article 1737 du Code général des impôts prévoit une amende de 15 euros par facture non conforme, plafonnée à 15 000 euros par an et par entreprise. Le vrai risque n'est pas monétaire mais commercial : une entreprise qui ne peut pas recevoir ou émettre en électronique sort du circuit B2B et perd l'accès aux appels d'offres GE et ETI.
Comment choisir une plateforme agréée ?
La DGFiP publie sur impots.gouv.fr la liste officielle des plateformes agréées immatriculées (plus de 100 au 16 janvier 2026, mise à jour continue). Les critères essentiels sont : interopérabilité avec vos ERP, support des formats Factur-X, UBL et CII, certification sécurité (ISO 27001, SSAE 18, voire SecNumCloud), coût, qualité du support client. Beaucoup d'entreprises préfèrent passer par un opérateur de dématérialisation adossé à une PA plutôt que de gérer directement la relation avec une PA pure technique.
Qu'est-ce qu'un opérateur de dématérialisation (OD) ?
Un opérateur de dématérialisation est un éditeur de logiciel de gestion qui orchestre la capture, la validation et le routage des factures électroniques pour le compte de ses clients, en s'appuyant sur une PA immatriculée pour la transmission à l'administration. L'OD n'est pas immatriculé lui-même mais il signe un contrat unique avec ses clients et gère toute la relation avec la PA sous-jacente. C'est le modèle opérationnel le plus répandu pour les PME et mid-market qui souhaitent concentrer leur gestion cycle d'achat dans un seul outil.
Bon à savoir : le rôle de l'opérateur de dématérialisation
Bon à savoir : choisir un OD adossé à une PA solide permet de cumuler deux avantages. D'un côté, l'expertise métier d'un éditeur spécialisé dans le cycle d'achat, avec des workflows de validation, de l'OCR, du paiement intégré et du pilotage multi-entités. De l'autre, la robustesse réglementaire d'un grand tiers de confiance qui porte l'immatriculation PA et les audits ISO 27001 et SecNumCloud. Libeo opère selon ce modèle : Libeo est opérateur de dématérialisation, partenaire de la plateforme agréée Docaposte SÉRÈS (groupe La Poste). Les clients Libeo bénéficient d'un contrat unique, sans avoir à gérer directement la relation avec la PA sous-jacente. Plus de 2 500 entreprises, dont McDonald's, Carrefour City, Carrefour Market, Accor, Campanile et Au Bureau, utilisent déjà Libeo pour piloter leur cycle d'achat, avec plus de 4 milliards d'euros de flux fournisseurs gérés en 2025 et 300 cabinets experts-comptables partenaires. Pour les détails techniques et fonctionnels, vous pouvez consulter notre page solution de facturation électronique conforme 2026.
Conclusion : les 4 mois qui restent pour se préparer
Le calendrier de la facture électronique est désormais fixé : 1er septembre 2026 pour la réception universelle et l'émission GE et ETI, 1er septembre 2027 pour l'émission PME, TPE et micro. Le PPF ne reviendra pas comme plateforme universelle gratuite, l'écosystème des plateformes agréées est opérationnel (plus de 100 immatriculées), et 500 000 entreprises ont déjà franchi le pas du raccordement. Les retardataires n'ont plus que quelques mois pour auditer leur ERP, choisir leur PA ou leur OD, contractualiser, tester et basculer.
Plutôt que de subir la réforme comme une contrainte administrative, profitez de ce passage forcé pour automatiser l'ensemble de votre cycle d'achat : réception, validation, paiement, pilotage. C'est dans cette logique que 2 500 entreprises ont choisi Libeo comme opérateur de dématérialisation intégré à l'écosystème de la PA Docaposte SÉRÈS.
Sources
Impots.gouv.fr, DGFiP : Facturation électronique, qu'est-ce que ça change pour moi ?
Impots.gouv.fr, actualité : publication de la liste des plateformes agréées (16 janvier 2026)
Impots.gouv.fr : liste officielle des plateformes agréées immatriculées (page dynamique)
Impots.gouv.fr, FAQ DGFiP : à partir de quand suis-je concerné par la réforme ?
Service-public.fr, fiche F31190 : e-reporting pour les assujettis non établis en France
Légifrance : article 1737 du Code général des impôts (sanctions facturation)
Légifrance : article 289 bis du Code général des impôts (obligation plateforme agréée)
Rapport du Sénat n.139 sur le projet de loi de finances 2026 (L25-139-314)
AIFE : Chorus Pro, la plateforme de facturation électronique pour les marchés publics
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